Je suis endetté comment m’en sortir

Je suis endetté comment m’en sortir…

“C’est au moment de payer ses impôts qu’on s’aperçoit qu’on n’a pas les moyens de s’offrir l’argent que l’on gagne.”

Frédéric Dard – Extrait de “Les pensées de San-Antonio.”

Si vous connaissez cette situation parfaitement inconfortable, vous saurez de quoi je parle : il y a peu de vie plus angoissante et plus complexe que celle d’un homme ou d’une femme endetté jusqu’au cou. En règle générale, le calcul est simple : si vous gagnez moins que ce que vous dépensez, vous êtes endetté. Bien sûr, ce n’est pas toujours aussi lapidaire, ma propre expérience montrait qu’il s’agissait surtout, pour ma part, d’une très mauvaise gestion de mes ressources alliée à un beau complexe de culpabilité.

Chaque situation est unique. Toutefois, je peux déjà vous affirmer que quelles que soient les raisons de votre endettement et son degré, rien n’est jamais fatal, tout peut se rétablir. Il vous faut déjà comprendre pourquoi vous êtes dans cette situation pour pouvoir prendre les bonnes mesures et y remédier. Et vous allez le voir tout de suite, ce n’est pas aussi évident qu’on le pense en général.

Une petite histoire pour commencer…

Un conférencier commence son séminaire en tenant bien haut un billet de 20 $.

Il demande aux gens :

– “Qui aimerait avoir ce billet ?”

Les mains commencent à se lever. Alors, il dit :

– “Je vais donner ce billet de 20 $ à l’un d’entre vous, mais avant, laissez-moi d’abord faire quelque chose avec.”

Il chiffonne alors le billet avec force et il demande :

– “Est-ce que vous voulez toujours de ce billet ?”

Les mains continuent à se lever.

– “Bon, d’accord, mais que se passera-t-il si je fais cela.”

Il jette le billet froissé par terre et saute à pieds joints dessus, l’écrasant autant que possible et le recouvrant de la poussière du plancher. Ensuite il demande :

– “Qui veut encore avoir ce billet ?”

Évidemment, les mains continuent de se lever !

– “Mes amis, vous venez d’apprendre une leçon… Peu importe ce que je fais avec ce billet, vous le voulez toujours parce que sa valeur n’a pas changé. Il vaut toujours 20 $. Plusieurs fois dans votre vie vous serez froissés, rejetés, souillés par les gens ou par les événements. Vous aurez l’impression que vous ne valez plus rien, mais en réalité votre valeur n’aura pas changé aux yeux des gens qui vous aiment ! La valeur d’une personne ne tient pas à ce qu’elle a fait ou ne fait pas. Vous pourrez toujours recommencer et atteindre vos objectifs car votre valeur intrinsèque demeure toujours intacte.”

Auteur inconnu.

L’abondance et la société de consommation

Autant vous avez tendance à vous flageller et à ne rien vous pardonner, autant vous faites également la part belle aux “ce n’est pas moi, c’est la société qui le veut”. Je ne juge pas, j’ai été comme cela moi aussi ! C’est humain, c’est normal… mais c’est aussi complètement faux.

Certes, vous vivez dans un monde où pour être quelqu’un, il vous faut posséder le maximum de biens. Un monde où il est très difficile de résister aux sirènes des publicités, et où tout semble si accessible, à portée de main. Acheter une voiture, ou un écran plasma dernier cri, cela est aussi banal que d’aller s’offrir un bon restaurant. Vous pensez que j’exagère ? Allez donc faire un tour dans votre salon !

Acheter est un acte banal, et cette banalité est encouragée par tous les médias qui vous assaillent en permanence de nouveaux produits, qui cultivent cette tendance naturelle de l’être humain à vouloir posséder ce qu’on met sous son nez et qui lui plaît. L’Homme est un être de plaisir et il cherche avant tout à obtenir satisfaction. Rien de mal à cela, n’est-ce pas ? Sauf qu’à force d’avoir envie de tout, on finit par ne plus savoir ce que l’on veut vraiment.

Des petits riens qui changent tout pour sortir du surendettement

Si vous êtes comme moi, vous ne vous rendez même pas compte de ce que vous achetez et des sommes que vous dépensez. Je vous l’ai dit, je ne suis pas un grand dépensier. Je suis aussi un très mauvais gestionnaire et je suis assez compulsif : quand j’aime quelque chose et que ce n’est pas trop cher, je ne réfléchis pas, j’achète. Cela peut être la nourriture, les vêtements, ou plus encore mon péché mignon – les livres ! – ou encore des CD ou des DVD. Bref, pas de grosses acquisitions qui méritent que l’on y réfléchisse mais de petites choses pour lesquelles je ne dépensais presque rien…

Ce presque rien, à la fin du mois, faisait bizarrement un trou énorme dans mon compte en banque !

J’ai mis très longtemps avant de comprendre, avant d’admettre qu’un “presque rien” additionné à un autre, puis un autre, puis encore un autre… me coûtait les yeux de la tête. Et pour quoi, au final ? Pour des objets dont je n’avais aucunement besoin et simplement vaguement envie sur le moment. Sauf exception, vous réfléchissez assez longtemps avant de vous engager sur un achat “lourd” comme de l’équipement High Tech ou une voiture. Vous vérifiez votre budget, vous vous demandez si c’est bien raisonnable, vous êtes partagé… Et en général, quand vous vous décidez, c’est en toute connaissance de cause.

Mais passez-vous autant de temps à vous demander si vous allez acheter, Madame, ce tube de rouge à lèvres ou Monsieur, le dernier magazine Que choisir ? Bien sûr que non, ce serait insupportable, et pourtant ce dernier bâton de rouge à lèvres va trôner dans votre salle de bain pendant des années.

Et des gros achats qui enfoncent le clou

Bien sûr, je ne nie pas que les achats conséquents ne soient pas plus lourds à gérer pour votre portefeuille, mais simplement vous les anticipez davantage. Maintenant, il faut admettre qu’un nombre non négligeable d’achats plombent des budgets déjà fragiles, et que les banques n’y aident pas.

Soyez honnête, vous n’aimez pas les appels de votre banquier. Même si c’est un homme ou une femme éminemment sympathique, vous avez du mal à voir le charme de ces personnes qui semblent détenir le Saint Graal, la clef du trésor. D’autant que lorsqu’ils vous appellent, c’est rarement pour vous souhaiter un joyeux anniversaire, mais plutôt pour vous rappeler à l’ordre. Sans oublier que c’est là, dans les banques, que se joue votre drame : la banque est l’antichambre de l’endettement. Les banques et les sociétés de crédit jouent un peu le rôle de Satan sur la montagne en vous offrant le monde… sans contrepartie ?

Votre banquier veut vous sortir du surendettement

Il faut faire la distinction entre banques et organismes de crédit. Votre banque est censée servir de dépôt provisoire à votre argent et vous en prêter selon vos besoins. Mais ne vous y trompez pas, votre banquier adore quand vous êtes dans le rouge, surtout si vos revenus sont assez conséquents pour le prémunir d’une éventuelle catastrophe. N’oubliez pas les doux agios ! Je ne suis pas en train de taper à bras raccourcis sur les organismes bancaires mais seulement de vous rappeler le danger qu’il y a à suivre aveuglément leurs conseils et directives. Les banques sont aussi des organismes de crédit, et les fameux crédits à la consommation sont de véritables gouffres financiers tant les taux sont élevés !

J’avoue que c’est cela, pour ma part, qui m’a fait “plonger” : 2 ou 3 de ces cartes de crédit, affichant des taux frisant les 20 % d’intérêt, et bonjour la dégringolade ! Je mets au défi n’importe qui, même détenant des revenus confortables, de s’en sortir dans ces conditions.

L’idéal, pour éviter la dégringolade et la descente aux enfers – décidément, je suis dans les paraboles bibliques – est de négocier avec votre banque une autorisation de découvert… et de ne jamais l’utiliser.

La descente aux enfers

Vos revenus deviennent rapidement insuffisants pour votre consommation – quelle qu’en soit la raison, consommation effrénée ou achats inconscients, peu importe. Votre banque vous rappelle à l’ordre sans pour autant resserrer la bride sur votre cou, puisqu’elle y trouve largement son compte. Vous prenez quelques cartes de crédit, ou bien des cartes bancaires à débit différé – Horreur ! Malheur ! – et très vite, vous vous retrouvez noyé sous les rappels, les injonctions de payer, et votre jovial banquier qui vous remettait tout sourire votre dernière carte de crédit devient de moins en moins amical. Vous vous sentez stressé, angoissé, vous essayez de vous limiter dans vos achats, mais il faut bien vivre, n’est-ce pas ?

Comment en êtes-vous arrivé là ? Quelles pierres vous ont fait trébucher sur le doux chemin de la consommation ? Ces pierres ont un nom, je peux vous l’assurer. L’un de ces noms est : délai.

Le délai : quand vos retards de règlement vous mènent droit dans le mur

L’une de mes amies est avocate. Elle pratique en libéral, elle a son cabinet et gagne très bien sa vie. Mais depuis des années, cela ne l’empêche pas d’être “dans le rouge” en permanence, alors même qu’elle a des revenus que je lui ai longtemps enviés ! Comment est-ce possible ? C’est très simple, en fait : elle fait l’autruche. Elle oublie. Elle ne fait pas attention.

C’est extrêmement fréquent chez les personnes endettées. Vous ne payez votre dernière facture d’électricité que lorsqu’elle vous arrive avec la mention “dernier rappel avant coupure”. Vous oubliez complètement les amendes de stationnement dans votre boîte à gants, et éprouvez un grand désarroi lorsqu’un huissier sonne à votre porte ou bien saisit votre salaire. Vous sautez tous les ans les dates limites de déclaration de vos revenus ou bien encore les dates limites de paiement des tiers prévisionnels. Vous ne payez jamais votre loyer dans les temps, en fait vous ne payez absolument rien dans les temps.

Êtes-vous un mauvais garçon ou une mauvaise fille ? Non, pas du tout. Vous êtes simplement tête en l’air. Mais croyez-moi, ce charmant détail de votre personnalité vous coûte extrêmement cher.

Votre passé vous encombre

Quelle que soit votre histoire, elle est derrière vous. C’est dans le présent qu’il vous faut vivre, ou du moins essayer de vivre, si vous souhaitez simplifier votre existence !

Bien sûr, certains objets ont une âme, ou du moins vous leur en donnez une par l’émotion qui se rattache à eux, mais est-ce vraiment le plus important ? Le souvenir de ce superbe voyage au Mexique sera-t-il moins vivace si vous n’avez plus sous les yeux ces chapeaux colorés qui prennent la poussière depuis des années ?

Je ne vous demande pas de jeter aux ordures tous vos souvenirs, simplement de prendre conscience d’une chose : plus vous accumulez de choses, meubles, bibelots, livres, souvenirs, vêtements, photos… moins vous laisserez de place à ce qui peut arriver. C’est, encore une fois, une question d’énergie. Vous avez peur du vide ? Pourtant, seul le vide peut se remplir. Si votre esprit est figé dans le passé, vous n’aurez aucune chance de vivre de nouvelles aventures.

Or, changer son esprit, ce n’est pas toujours évident, mais vous pouvez commencer par votre intérieur !

4 conseils pour sortir du surendettement

Conseil N° 1 pour sortir du surendettement

Le grand Albert Einstein a dit un jour « j’utilise le génie pour comprendre ce qui est évident »

Que ces sages paroles vous guident aujourd’hui. Ce qu’il voulait dire c’est que parfois les choses les plus simples sont les plus puissantes… Mais du fait qu’elles sont tellement évidentes, on a tendance à les ignorer et à ne pas les laisser fonctionner pour nous.

Une des idées les plus puissantes pour gagner de l’argent est celle-ci : prenez note tous les jours de ce que vous dépensez. Achetez un calepin pas cher et transportez-le partout avec vous. Notez chaque centime – le moindre centime – que vous dépensez. C’est aussi simple que ça.

Si vous faites ça, vous allez découvrir qu’il se passera un truc magique dans votre vie financière, en juste quelques semaines.

Il y a quelque chose de très puissant dans le fait d’écrire chacune de vos dépenses. Cela rend le flux d’argent plus réaliste dans votre vie et plus exact. Cela vous montre simplement et clairement comment, pour acheter quoi et pourquoi vous dépensez votre argent. Une fois que vous avez ces informations, ça devient plus facile de contrôler vos dépenses. Vous sentirez que vous vous contrôlez et cela vous encouragera à économiser.

De nombreuses personnes qui ont choisi ce système n’ont pas seulement appris quelque chose au sujet d’eux-mêmes qu’ils n’avaient jusque-là jamais compris, elles ont aussi été très étonnées par la simplicité de la leçon apprise.

Par exemple, une personne a réalisé grâce à son calepin qu’elle dépense environ 750 euros en boissons gazeuses light, snacks, et barres chocolatées ! Si son travail ne lui rapporte que 15000 euros par an, cela veut dire qu’elle dépense 5% de son salaire annuel pour des choses parfaitement frivoles. Cette personne a laissé tomber les snacks et les sodas et elle a découvert qu’elle avait assez d’argent pour partir en vacance l’année suivante. Si vous aviez le choix entre une barre chocolatée et des vacances bien méritées, que choisiriez-vous ? Les vacances bien entendues, tout le monde feraient le même choix.

La chose importante, c’est que ce sont ces notes quotidiennes qui lui ont permis d’avoir la perception et la clarté nécessaires pour contrôler ses finances. C’est ce que vous pourrez faire en notant simplement vos dépenses. Cela vous permettra d’avoir le contrôle nécessaire de vos dépenses et donc de votre vie financière. Il suffit d’un carnet à quelques centimes et un Bic entre une vie de lutte financière et la liberté financière.

Conseil N° 2 pour sortir du surendettement

Arrêtez de dépensez plus que vous ne gagnez ! C’est ce que l’on appelle être en déficit et nous savons tous qu’un pays ne doit jamais être en déficit. Alors ne faites pas la même chose ! Les mêmes règles s’appliquent à vous comme à moi. Utiliser ces horribles petites cartes en plastique est peut-être pratique, mais c’est le plus sûr moyen de contracter des dettes et de se faire avoir.

Aujourd’hui, les personnes qui ont des cartes de crédit portent avec eux en moyenne 5500 euros de dettes en plastique !

Il est certainement très facile de faire des dettes avec une carte de crédit, comme nombre d’entre vous le savent trop bien. La raison est d’abord psychologique. Quand vous donnez votre carte de crédit à un vendeur, ce n’est pas la même chose que de donner un tas de billets de banque. Est-ce que vous lanceriez aussi facilement sur un comptoir des liasses de billets de 10 euros qu’une carte de crédit ? Sans doute pas. Ça tombe sous le sens.

Les cartes de crédit vous font faire des dettes et vous y laissent. Même pour les gens qui ont de bons revenus, remettre à zéro une dette de carte de crédit peut s’avérer terriblement difficile. En outre,  cela ne fait pas de doute que les cartes de crédit vont ôter la sève de votre force financière comme une veine ouverte dans votre corps viderait celui-ci de votre force vive. Utiliser les cartes de crédit par choix peut vite se transformer en une utilisation par besoin. Une fois arrivé à ce point, vous aurez déjà des ennuis et vous commencerez à avoir besoin d’aide.

Il n’y a pas de secret quant à la façon de se libérer de ce jeu des cartes de crédit. Vous pourriez prendre une paire de ciseaux et découper dès aujourd’hui vos cartes en deux et commencer les remboursements, lentement mais sûrement. Assurez-vous de toujours payer plus que nécessaire, même si ce n’est que quelques euros.

Une fois que vous commencez à ne plus ajouter de dettes, même les petits paiements comptent. Vous pouvez vous sortir de vos dettes si vous êtes patient et faites preuve d’autodiscipline. Une fois que vos cartes feront partie de l’histoire, vous pourrez commencer à suivre strictement votre politique du « je paye tout de suite ce que j’achète ». Au lieu d’acheter maintenant et de payer plus tard, épargnez maintenant et achetez quand vous aurez la somme complète. C’est la clef du succès en matière d’épargne.

Encore une fois, arrêter de consommer à crédit est un des outils financiers les plus efficaces disponibles de nos jours. Alors pourquoi ne pas vous en servir ?

Conseil N° 3 pour sortir du surendettement

Vendez tout votre bric-à-brac. On est d’accord, il est vraiment temps d’organiser une bonne brocante avec tout ça. Faites le tour de votre maison ou de votre appartement pour rassembler tous les objets dont vous n’avez pas vraiment besoin et vendez-les. Tous jusqu’au dernier !

Faites un inventaire. La vérité c’est que de nombreuses personnes sont ahuries par tout ce qu’elles possèdent et par la somme d’argent qu’elles possèdent sous la forme d’objets qu’elles n’utilisent plus. Pourquoi alors les laisser prendre la poussière alors que vous pourriez en tirer profit en mettant l’argent sur un compte d’épargne ?

Vous pourriez facilement être plus riche de 500, 1000… voire 3000 euros à la fin de la semaine. En plus, vous aurez fait de la place et vous aurez l’impression de repartir à zéro. Faire une brocante est un très bon départ, non seulement vous videz votre maison, mais cela donne un coup de pouce psychologique qui permet de prendre le contrôle de sa vie et de son argent.

Conseil N° 4 pour sortir du surendettement

Benjamin Franklin a dit voici bien longtemps : «Un centime économisé est un centime gagné ». C’est toujours bien vrai et c’est toujours un des conseils les plus efficaces pour faire de l’argent de toute l’histoire. Bien comprendre la célèbre déclaration de Franklin c’est se rendre compte que faire des économies est une chose difficile.

C’est dur d’économiser de l’argent et bien plus facile de le dépenser ! Tout le monde le sait ! C’est pourquoi tout centime mis de côté est considéré comme gagné – car cela demande tellement d’effort de s’accrocher à cet argent ! Si vous y parvenez, ce sera vraiment comme de la magie dans votre vie. Avoir un compte d’épargne va vous déstresser. Imaginez que vous avez de l’argent d’avance pour vos factures et non pas en retard. Quand vous êtes en avance par rapport à vos factures, c’est toute votre vie que vous vous mettez à contrôler. Vous dormez mieux la nuit. Votre esprit est plus libre pour trouver de nouveaux moyens pour gagner plus d’argent et en économiser plus. L’épargne est contagieuse – une fois que vous commencez !

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