La prudence n’a rien à voir avec la peur…

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La prudence n’a rien à voir avec la peur…

Nous ne devons pas confondre prudence et peur. Ce sont deux choses foncièrement différentes. La peur peut nous empêcher d’agir, tandis que la prudence nous oblige à réfléchir aux conséquences de nos actes. La peur n’invite pas à la réflexion, la peur paralyse et génère de l’angoisse. Elle bloque même l’intelligence, car généralement, l’esprit reste focalisé sur l’objet de sa peur. Il ne connaît plus rien d’autre que cet objet. La prudence quant à elle observe la situation et pense aux conséquences, à ce qui peut découler d’un acte, d’une circonstance, d’une opportunité ou d’un événement quelconque.

Un jeune homme se promène par un bel après-midi d’été dans une forêt non loin de chez lui. Il fait si bon qu’il ne voit pas le temps passer et il continue de marcher à la découverte de plantes plus belles les unes que les autres. Le soleil donne des luminosités tellement belles aux feuilles des arbres, que le jeune homme se laisse émouvoir par toute cette beauté naturelle qui l’environne sans se rendre compte qu’il est sorti du chemin. Quand le jour décline, l’homme commence à prendre conscience qu’il ne retrouve plus son chemin et commence à s’inquiéter. Il sait que la nuit va bientôt tomber et il doit impérativement retrouver l’endroit où il a garé sa voiture. Il a beau essayer de se repérer par rapport à un vieux tronc couché au sol qu’il lui semble reconnaître, il ne parvient pas à retrouver le chemin. Il lui semble à présent qu’il tourne en rond. Il a peur que la nuit tombe et qu’il se retrouve seul toute la nuit sans pouvoir rentrer chez lui et sans pouvoir avertir personne. Car bien qu’aujourd’hui tout le monde possède un téléphone portable, il semblerait que celui de Pierre, c’est ainsi, qu’il s’appelle n’a plus de batterie.

L’inquiétude le gagne et au lieu de réfléchir à ce qu’il pourrait faire, il continue de marcher, de chercher des points de repère et d’avancer tout droit. Mais rien ne change. Le décor reste désespérément le même, c’est-à-dire, plein d’arbres, partout.

Quand la nuit est tombée, il désespère et se colle à un arbre sans plus bouger, pétrifié par la peur.

La même histoire avec la prudence donnerait à peu près ceci. Pierre sait que le samedi il sort se promener. Il avertit ces amis qu’il va seul aux bois de Fontainebleau par exemple. Quand il prépare son sac, il se munit d’une boussole et surtout, il vérifie que son portable est bien en charge. Lorsqu’il a déposé sa voiture au bord de la route, il observe le bois et le chemin qui le conduit vers l’intérieur. Il s’avance et s’assure de ne jamais s’éloigner du chemin, même s’il éprouve le besoin d’en sortir pour prendre une photo ou cueillir une fleur. Il revient toujours sur ces pas et ne quitte jamais le chemin. Quand le jour décline, Pierre n’a même pas besoin de prendre sa boussole. Il retourne sur le chemin et revient vers sa voiture. Le soir, il va retrouver ses amis et parle de sa merveilleuse promenade.

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